Lors d’un forum économique organisé fin juillet, des représentants du secteur privé thaïlandais ont exprimé leurs préoccupations quant à la faiblesse actuelle des investissements étrangers directs dans le royaume. Intervenant lors d’une session intitulée « L’avenir de l’ingénierie et des industries en Thaïlande », ils ont appelé le gouvernement à intensifier ses efforts pour redynamiser ces flux d’investissement, considérés comme cruciaux pour la croissance économique nationale.
Les participants au débat ont soulevé un point central : l’absence d’action gouvernementale perceptible sur ce dossier stratégique. Selon eux, cette passivité risque de laisser la Thaïlande en retrait face à la concurrence régionale, particulièrement dans un contexte où d’autres pays d’Asie du Sud-Est intensifient leurs campagnes d’attraction d’investisseurs.
Au-delà de l’enjeu purement quantitatif, le secteur privé a mis l’accent sur une orientation qualitative : intégrer davantage les petites et moyennes entreprises (PME) locales aux chaînes de valeur durables et économes en ressources. Cette recommandation s’inscrit dans une logique de transition vers une économie plus verte, en ligne avec les engagements environnementaux globaux.
Concrètement, il s’agit d’accompagner les PME dans une montée en compétences et en certification pour qu’elles puissent répondre aux normes exigeantes des investisseurs internationaux, notamment en matière d’impact environnemental et de responsabilité sociale. Un tel renforcement des capacités locales pourrait transformer les PME en partenaires viables au sein de réseaux de production durables.
Cette voix du secteur privé reflète une tension récurrente en Thaïlande : la nécessité de moderniser l’appareil productif tout en veillant à ce que les bénéfices de cette transformation soient répartis au-delà des grands groupes. Les investissements étrangers, lorsqu’ils sont bien intégrés, peuvent servir de levier pour cette démocratisation économique.
Pour les résidents étrangers en Thaïlande, ces débats illustrent les enjeux macroéconomiques qui façonnent le contexte des affaires et l’environnement d’investissement du pays. Ils offrent aussi des pistes sur les secteurs et les tendances — notamment la durabilité — qui orientent progressivement les priorités économiques du royaume.
Source : Khaosod (thaï)






